Réflexions

De plus en plus se confirme mon sentiment que le monde marche sur la tête. Je n’ai pas envie d’asperger mes vignes de chimie de synthèse, d’asphyxier mes sols, de demander à ma vigne des rendements de fous (surtout quand c’est une vieille mémère à ménager). L’herbe y pousse parfois un peu trop haut et j’aime plus que tout, au printemps, y voir sur les jeunes pousses la coccinelle disputer sa place à l’araignée.
Quoi, mes vins sont faits avec du jus de raisins. C’est tout. Et pourtant, j’ai l’impression de devoir me battre pour expliquer, démontrer, faire comprendre que je ne fais là rien que de plus normal. Je sais, vous allez me trouver bien naïve. J’ai cependant une conscience aigüe des champs de forces, des courants qui animent les enjeux stratégico-économiques, politiques du monde qui est le nôtre.
Mais comment se résoudre, sans Éprouver une tristesse profonde, à ce que les « hérétiques », ce soient nous, et non ceux qui nous empoisonnent ?
Petite Réflexion de
ALAFOLIE

Merci pour ce temoignage. Il reflète le sentiment que nous avons tous face aux critiques de nos pratiques culturales et aux refus d’agrément. C’est probablement la raison pour laquelle nous nous sommes regroupés au sein de cette association pour défendre ce qui nous parait évident et qui, de fait, l’est de moins en moins. Nous n’avons pas la prétention de lutter contre les usages majoritaires mais simplement de continuer à exister. Car l’enjeu est là : ne pas se voir interdire, comme cela existe déjà pour d’autres produits alimentaires, nos pratiques respectueuses au nom de d’une supposée hygiène dictée par l’industrie du vin.
Ce n’est qu’un combat, continuons le début !
T. PUZELAT pour l’A V N

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